Nos Valeurs :
Laissons une personne accueillie à "L'Arche à Cognac" depuis septembre 1975 nous en parler :
"Avant j'avais peur, je n'étais pas bien traitée, je n'étais pas accueillie, pas acceptée, ça n'était pas une vie..."
A l'Arche, nous proposons un lieu de vie, où l'on est accueilli et accepté, dans toutes nos différences.
"En arrivant à l'Arche j'ai trouvé un travail. Je gagne de l'argent, je peux m'acheter des choses, c'est mon argent.
Dans le travail, il y a des gens qui m'ont beaucoup aidée, je peux parler avec eux et je suis écoutée."
Chacun à travers un travail trouve épanouissement et dignité. Chacun est appelé à reconnaître et développer ses capacités.
"Au foyer, on se fait des cadeaux (avant j'en avais pas). On peut s'entendre avec les autres. Quand je tombe, on m'aide à me relever. Parfois on se taquine.
A l'Arche, on me fait confiance. Ce que j'aime au foyer, c'est le calme."
A travers des évènements et les relations de la vie quotidienne, nous partageons les joies et les difficultés de la vie ensemble.
Chacun est reconnu et accompagné afin de trouver sa place et son équilibre.
"La différence, c'est que maintenant on m'aime mieux."
Chacun est amené à croître sur son propre chemin humain et spirituel . Vivre ensemble et grandir en humanité
"Vivre ensemble et grandir en humanité"
L’histoire d’une rencontre
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L’Arche est née en 1964, dans l’Oise, lorsque le fondateur, Jean VANIER, a proposé à Raphaël SIMI et Philippe SEUX, deux hommes ayant un handicap mental, de quitter leur établissement psychiatrique et de venir partager sa vie dans un esprit nourri par ses valeurs chrétiennes. De cette rencontre a surgi la conviction qu’une vie ensemble pouvait être le lieu où se nouent des relations d'amitié entre les personnes avec un handicap mental et les assistants qui ont fait le choix de partager leur vie au-delà de la différence. Depuis cette intuition, l'Arche compte aujourd'hui 26 communautés en France et 137 de par le monde, dans 36 pays sur les 5 continents. Jean VANIER www.jean-vanier.org
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NOS VALEURS
1. Un certain regard sur l’homme
Les communautés de l’Arche partagent une même vision de la personne humaine et des valeurs communes : « L’Arche révèle le don propre des personnes ayant un handicap mental. Ce sont elles qui forment le cœur des communautés et qui appellent d’autres personnes à partager leur vie ». (Charte de l’Arche). « A travers l’expérience de vie entre personnes de niveaux intellectuels, sociaux et culturels très divers, se révèle quelque chose d’universel sur notre humanité commune ».
2. Prendre conscience de sa valeur
« Toute personne a droit au respect, à l’écoute de ses besoins fondamentaux et de sa liberté. La faiblesse, la déficience, la vulnérabilité n’effacent pas la valeur d’une personne. La relation avec la personne ayant un handicap mental peut révéler à chacun sa propre faiblesse et ses fragilités. Il devient alors possible d’accueillir la vulnérabilité comme une dimension constitutive de toute personne humaine. Bien plus, chacun expérimente qu’être en contact avec sa propre faiblesse et sa propre vulnérabilité peut rendre plus humain. « Toute personne, quels que soient ses dons ou ses limites, partage une humanité commune. Elle a une valeur unique et sacrée et possède une égale dignité et les mêmes droits ». La Charte récente des Droits et Libertés de la personne accueillie de 2003 conforte pleinement les droits énoncés dans la Charte de l’Arche depuis 1990, soient pour exemple : le droit à la vie, aux soins, à un « chez soi », à l’éducation, au travail, mais aussi, puisque le besoin le plus profond de l’être est d’être aimé, le droit à l’amitié, à la communion et à la vie spirituelle.
3. Découvrir ses qualités
« Une des dimensions fondamentales de la personne humaine est sa capacité à entrer en relation avec d’autres. Ceci est particulièrement vrai pour la personne ayant un handicap mental. C’est souvent elle qui prend l’initiative de la relation et qui éveille chez l’autre la capacité à entrer en relation. Les personnes ayant un handicap mental ont souvent des qualités d’accueil, d’émerveillement, de spontanéité et de vérité »
4. Devenir sujet de sa vie
« A l’Arche, nous voulons permettre à la personne ayant un handicap d’être sujet de sa vie, en créant l’espace où elle puisse déployer sa propre expression (parfois sans mots), dire qui elle est et faire des choix. »
5. Les 3 dimensions de l’accompagnement dans le projet fédératif de l’Arche
« Le projet de L’Arche invite chacun à lier son histoire à celles des personnes ayant un handicap, à prendre place à leur côté dans notre société. Dès sa fondation, une communauté de l’Arche comprend trois dimensions distinctes mais inséparables. Ces trois dimensions se vivent simultanément dans l’ensemble du fonctionnement et des activités de la communauté. »
a) La dimension professionnelle
« La dimension professionnelle requiert des compétences humaines et techniques, toujours à actualiser. Indispensables à un accompagnement de qualité des personnes ayant un handicap mental, ces compétences permettent également une meilleure prise en compte de leurs besoins. »
b) La dimension communautaire
« La dimension communautaire est caractérisée par la gratuité des rencontres et par les relations de réciprocité qui se tissent entre les membres de la communauté, en particulier avec ceux qui ont un handicap mental. La vie communautaire enrichit la façon d’être les uns avec les autres dans tous les moments de la vie ».
c) La dimension spirituelle
« La dimension spirituelle est constitutive de toute personne humaine. Le projet de l’Arche intègre cette dimension au cœur de la vie communautaire, tout en garantissant la liberté de pensée et le respect des convictions de chacun ».
6. Le sens donné aux mots
a) Le terme « personne accueillie »
L’expérience de vie avec des personnes ayant un handicap nous a appris à donner une importance particulière aux mots que nous utilisons. L’accompagnement au quotidien d’une population marquée par la déficience intellectuelle conforte notre conviction que chaque mot doit avoir un sens adapté et connu de tous. C’est la raison pour laquelle nous préférons utiliser le terme « personne accueillie » plutôt que celui d’usager ou de résident. Cette dénomination renforce à la fois la notion de personne constitutive de notre projet et la notion d’accueil, élément essentiel de notre mission.
b) Le terme « Assistant »