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Etre volontaire à l'Arche, c'est avoir la chance de pourvoir partager en foyer le quotidien de personnes avec un handicap mental.
C'est s'engager dans un projet social et solidaire en bénéficiant du statut légal du volontariat.
Cette expérience est unique. Elle apporte aux volontaires un temps de construction personnelle et de réflexion qui lui sera très utile et valorisable dans un cursus de formation ou pour un temps de réflexion sur ses désirs et ses attentes face à la vie.
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Le quotidien A l'Arche, le volontaire partage son quotidien avec des personnes très différentes : adultes avec un handicap mental, assistants, autres volontaires venus d'autres pays d'Europe, hommes et femmes, d'âges, de foi ou convictions et de cultures différentes...
Le volontaire vit en foyer : il y est logé, partage les repas et participe à la vie du groupe. Il est membre de l'équipe dont la mission est de faire que chaque personne avec un handicap soit vraiment "chez elle" dans son foyer. Chaque équipe de foyer est composée d'un responsable de foyer salarié, d'un assistant salarié et de 2 volontaires.
Statut
Etre volontaire, c'est s'engager dans un projet humanitaire en bénéficiant de l'un des statuts du volontariat prévu par la loi française..
L’engagement de service civique : pour les personnes de 18 à 25 ans
Le volontariat de service civique : pour les personnes âgées de plus de 25 ans
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Les statuts du Service Civique
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Les missions d'intérêt général susceptibles d'être accomplies dans le cadre d'un service civique concernent bien évidemment le champ social et la proposition de l'Arche, de vie partagée avec les personnes ayant un handicap mental. Le service civique peut notamment prendre les formes suivantes : les engagés du service civique (ESC) ou le Volontariat de service civique (VSC).
Les communautés affiliées à l'Arche en France sont agréés par l'Agence du service civique au titre de l'engagement de service civique et du volontariat de service civique.
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1. L'engagement de service civique : un engagement volontaire, ouvert aux personnes de dix-huit à vingt-cinq ans, d'une durée continue de six à douze mois et donnant lieu à une indemnisation prise en charge par l'État. Les parties peuvent convenir à l'échéance du contrat de son renouvellement par avenant dans la limite de 12 mois cumulés.
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2. Un volontariat de service civique, d'une durée de six à vingt-quatre mois ouvert aux personnes de plus de vingt-cinq ans, et donnant lieu à une indemnisation prise en charge par les associations.
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Ce que dit la loi sur le service civique.
L'art. L.120-1 de La Loi, rattachée au code du service national, stipule que le service civique a pour objet de renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale et offre à toute personne volontaire l'opportunité de servir les valeurs de la République et de s'engager en faveur d'un projet collectif en effectuant une mission d'intérêt général auprès d'une personne morale agréée.
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LE SERVICE CIVIQUE CONCRETEMENT
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Le statut de volontaire est formalisé par un contrat d'engagement de service civique ou de volontaire de service civique.
Le volontaire vit au sein du foyer : il est logé et nourri.
En échange de sa présence, il perçoit une indemnité mensuelle nette de 442 euros. (01/07/10)
Il bénéficie d'une couverture sociale complète.
Chaque mois de présence lui donne droit à des congés. Il reçoit, quel que soit son statut, une formation pour lui permettre d'accomplir sa mission dans les meilleures conditions possibles.
Un tuteur sera désigné pour l'accompagner dans son apprentissage et sa vie quotidienne.
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Pour aller plus loin : Site du service civique
Les offres de mission de l’Arche à Cognac : missions Arche en Charente
Formation
Etre volontaire, c'est se donner une période pour rajouter à son cursus de formation des compétences reconnues dans le monde du travail :
- dans son CV, tout volontaire peut mettre en valeur cette expérience au cours de laquelle il a accru ses aptitudes au travail d'équipe, aux relations avec des interlocuteurs variés, son sens de l'initiative et des responsabilités, sa rigueur dans la gestion d'un budget, sa capacité à s'exprimer... et bien sûr, la maîtrise de la langue française pour les étrangers .
- Tout volontaire qui se destine à un métier du médico-social peut s'appuyer sur l'importante formation interne de l'Arche qui est conséquente : 80 heures par an. Elle est à la fois pratique et théorique (hygiène alimentaire, mesures de sécurité...). Cette formation lui donne les moyens d'accomplir sa mission, l'amène à réfléchir sur son expérience et à prendre conscience du sens de ses actes.
Les perspectives possibles après le volontariat
La plupart des jeunes qui font ce choix sont touchés par le projet de l'Arche et ont la volonté d'acquérir une vraie compétence professionnelle. Par l'intermédiaire d'un contrat de professionnalisation certains pourront accéder à une formation. Pour plus d'informations, consulter "l'A.M.P. avec l'Arche, un tremplin vers les formations sociales".
Dans les 3 dernières années, 21 % des contrats de volontariat à l'Arche à Cognac ont débouché sur un poste de salarié.
Témoignages :
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Voici ce que d'anciens volontaires ont choisi de vous dire sur leur expérience ...
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Bertrand : Regarder autour de moi et m'interroger sur moi-même.
" Après mes études de sciences physiques, j'ai traversé 18 mois de chômage. C'était une période très difficile. A cette époque, je cherchais un travail pour gagner de l'argent, être reconnu, vivre une vie « conforme »… Ne pas trouver de travail dans le secteur que j'avais choisi, c'était l'effondrement de toutes mes valeurs. Mes amis s'éloignaient. Je me renfermais chaque jour davantage… Avec le recul, je me rends compte combien cette période douloureuse a été importante, car elle m'a obligé à regarder autour de moi et à m'interroger sur moi-même et sur ce que je voulais. Quand je suis arrivé à l'Arche, j'étais encore loin d'avoir les réponses. J'étais encore là « par hasard » ! Pendant ces années où j'ai habité en foyer, j'ai écri presque tous les jours ce que je vivais de bonheur, de colère ou de doute. Ecrire m'a permis de voir les choses avec plus d'objectivité, car la vie dans un foyer de l'Arche est très intense et nous prive vite de distance… C'est doucement, au fil des mots et des rencontres, que je me suis aperçu que je changeais, discrètement, sans heurt.
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Karin : Je suis devenue très consciente du moment présent.
Être volontaire à l'Arche est une des meilleures choses que j'ai faite dans ma vie. Ce qui avait simplement commencé avec un désir de vivre et travailler en France s'est développé en quelque chose de plus grand. Le regard sur l'Homme que l'on trouve à l'Arche m'a influencé, surtout depuis mon retour en Suède où j'ai commencé à travailler dans un foyer accueillant des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Ce que je trouve si spécifique à l'Arche est ce point de vue : chaque personne a quelque chose à donner. Les gens handicapés ne sont pas premièrement un objet de soins. Ce sont des personnes qui « peuvent nous surprendre ». Je me souviens des matins que j'ai passés avec René, le plus âgé du foyer. Il ne travaillait que l'après-midi à l'atelier et avait ainsi les matinées calmes qu'exigeait son âge. Quand je lui lavais le visage, le temps s'arrêtait. Si j'avais été stressée auparavant par la cuisine, avec lui, mon stress disparaissait. Il n'y avait que cet instant qui comptait, et je suis devenue très consciente du moment présent. L'eau tiède, l'odeur du savon et la proximité dans la rencontre, quand René fermait ses yeux pour me laisser essuyer les dernières traces du sommeil.
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Jikke : Découvrir d'autres aspects de ma personnalité
Avant d'arriver à l'Arche, je faisais des études de langues à l'Université aux Pays-Bas. Je n'ai jamais eu le projet de travailler avec des personnes ayant un handicap. Je ne m'en croyais pas capable. Très vite après mon arrivée à l'Arche, j'ai remarqué que j'étais très à l'aise avec elles et ça m'a fait réfléchir. J'ai commencé à me poser des questions sur les choix que j'avais faits ... Les relations avec les personnes avec un handicap sont toutes très différentes. Au début, je me sentais un peu maladroite ne sachant pas trop comment les aborder, puis j'ai compris que si on était sincère et ouvert, ça allait de soi ! Ce qu'on apprend dans un foyer de l'Arche aux côtés des personnes accueillies nous servira pour le reste de notre vie ... Il y a ces moments de vrai partage, des moments de tendresse ou de douleur où tu ressens un lien très fort. Et c'est vraiment formidable.
Cette année de volontariat m'a permis de m'écouter vraiment. J'ai osé prendre une autre direction que celle prévue ! J'ai arrêté mes études de langues. J'ai trouvé du travail dans un foyer d'hébergement chez moi et j'ai commencé des études d'éducateur spécialisé. J'ai appris à apprécier le travail social et à découvrir d'autres aspects de ma personnalité.
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Annie : Concilier ma vie de Foi et ma vie professionnelle
"J'étais éducatrice pour jeunes enfants, engagée dans Foi et Lumière*. Je cherchais à concilier ma vie de Foi et ma vie professionnelle… et je suis arrivée à l'Arche. Lors de ma première année, j'ai effectué la retraite pour les jeunes assistants et j'ai réalisé combien l'Evangile s'incarnait dans ma vie grâce à la vie communautaire. J'étais arrivée avec une « carapace » professionnelle dont je me suis peu à peu dépouillée. Fondamentalement, mon regard sur moi-même et sur les autres a changé. Il est plus humain, plus respectueux. Peu à peu, les relations nouées avec les personnes accueillies deviennent des liens réciproques, une forme de compagnonnage. Ce que j'aime le plus c'est la simplicité, l'accueil toujours renouvelé, la fidélité … la vie au quotidien, ensemble !"
*Foi et Lumière est une association créée par Jean Vanier et Marie-Hélène Matthieu pour offrir aux personnes avec un handicap mental et à leurs proches, un lieu de prière, de rencontres et de partage.
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Matt : approcher le mystère qui est dans la tête de chaque personne
"Je devais passer une année à l'étranger pour mes études de littérature française et italienne mais je ne savais pas encore le français. Au lieu de commencer avec plein de paroles, on demande de l'aide, alors qu'on a tendance à penser qu'on est là pour aider. Au début, j'ai eu du mal à comprendre les tâches qui m'étaient confiées : les courses, le ménage, la cuisine. Mon premier repas (des poivrons farcis !) était un peu comme une épreuve. Maintenant, c'est devenu une habitude. J'ai aimé la chorale avec Bruno. On a regardé la télé, pris le petit déjeuner avec Véronique, fait la vaisselle avec Henri.
J'ai pu approcher le mystère qui est dans la tête de chaque personne. On retrouve aussi la tristesse, nos difficultés, les émotions, les conflits. Ces moments sont acceptés, partagés et après on peut rigoler. Cela devient normal. La maladie de Claire m'a touché : elle tombait. Elle avait peur et cela m'a fait peur aussi. Mais avec son courage et son optimisme, aussitôt relevée, elle corrigeait mon français ! J'ai maintenant des amis qui viennent d'un peu partout : Allemagne, France, Roumanie, Pologne. J'ai appris dans chaque langue à dire : "Bonjour, je m'appelle Matt et je suis le roi d'Angleterre !. C'est pratique pour les voyages, non ?"
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